QUELQUES INFORMATIONS UTILES :
Grande-Bretagne - 2018 - longueur : 3.710 m - ,

Aston Martin V8 Cygnet

Le cygne chante encore

- post du 21 Juil 2018 -

En 2013, je pleure la fin de la production d’une « anomalie automobile » lancée 3 ans plus tôt : l’Aston Martin Cygnet, rebadgeage premium et attachant d’une petite Toyota IQ et à ce moment-là, je me dis que je n’aborderais probablement plus la célèbre marque Anglaise sur le site. Mais la vie est pleine de surprises : le week-end dernier, tout change d’un seul coup alors que je regarde tranquillement le streaming live du Goodwood Festival Of Speed, que vois-je arriver sur la ligne de départ entre deux énormes supercars ? Une petite Cygnet, comme si de rien n’était… mais aux ailes hypertrophiées, au chant bien plus mélodieux, et arborant le doux nom d’Aston Martin V8 Cygnet. God Bless The United Kingdom!!!!!!!

Je dois être un des rares à être déjà fan du style de la Cygnet de base. J’adore tout le travail effectué par Aston pour donner une identité différente de la cousine roturière Toyota. Alors quand on prend ce design et qu’on le transforme en petit monstre pour y faire rentrer un gros V8, ça ne peut que me plaire. Tous les ingrédients de la (très) méchante bombinette sont là à commencer par l’incontournable élargissement des voies et des ailes pour y faire tenir les trains roulants d’une Vantage et ses énormes jantes en 19″. La Cygnet mesure quasiment 2m de large désormais, et elle a aussi été allongée de 70 cm. Néanmoins, elle garde un bel équilibre, les porte-à-faux sont bons, et on peux dire que les roues sont littéralement aux 4 coins ! ;) En fait, en la regardant vite, on pourrait y voir une cellule de citadine greffée sur un châssis de supercar. Mais le travail est aussi dans les détails; ainsi la calandre à barrette laisse place à une grande « grille » noire bien aérée, et deux gros échappements dépasse de la jupe arrière (les enfants il ne faut pas regarder sous les jupes des filles !). Tout cela est agrémenté d’un magnifique British Racing Green métallisé, contrasté par les étriers de freins jaunes vifs. Sans tomber dans l’exubérance avec ailerons à outrance et bandes racing, la petite V8 Cygnet sait faire comprendre qu’il y a quelque-chose de bien spécial qui se cache dans cette « citadine », bref du vrai Aston Martin.

Dans l’habitacle, déjà il n’y a plus que deux beaux baquets Recaro donc adios les enfants à l’arrière ! Ensuite, on note que la plupart des éléments de mobilier sont en fibre de carbone et sont bien loin de ceux d’origine, avec par exemple la présence du combiné d’instrumentation de la V8 Vantage derrière le volant sport 3 branches sans airbag. Comme dans une voiture de Rallye, à cause de la taille du moteur qui s’invite un peu dans la cabine, on est assis loin du pare-brise et un peu en retrait par rapport à l’emplacement des portières. Malgré cela, à part un positionnement des pédales légèrement décentré, on est plutôt à l’aise à bord. La banquette arrière est remplacée par une partie de l’arceau entourant les passagers tandis que le coffre fait place au réservoir d’essence. Là, on est d’accord, on a perdu tous les avantages d’une citadine, mais ce n’est franchement plus ce qui est désiré avec cette exemplaire extrême. C’est un détail mais bien entendu, Anglaise oblige, c’est une conduite à droite.

C’est forcément côté technique que le gros des changements et du travail se trouve. Bizarrement, les ingénieurs n’ont pas eu trop de mal à caser le V8 de 4,7l de la Vantage tout juste remplacée, sous le capot en remplacement du 4 cylindres 1,3l. De 98ch, la citadine passe à 430, un record pour le segment. Pour la boite de vitesse, c’est celle robotisée à 7 rapport de la grande soeur qui est également de la partie et qui transmet désormais la puissance aux roues arrière via un arbre de transmission microscopique. La Vantage donne également une bonne partie de ses trains roulants et cela permet à la petite puce de coller à la route. Toutefois, comme on le voit sur les vidéos de Goodwood, l’auto sort tout juste des ateliers et nécessite encore pas mal de réglages niveaux suspensions (transferts de masse et coup de raquette avec un tel empattement) et boite de vitesse (passages de rapports un peu hachés), mais les ingénieurs vont désormais se pencher là dessus tranquillement. Avec son poids de 1375 kg, la V8 Cygnet se permet de dépasser sa donatrice en accélération avec un 0 à 100 en 4,2 secondes, tandis que la vitesse max s’établit à 274 km/h !!!!!

Pour finir, je ne saurais exprimer ma satisfaction de pouvoir à nouveau me pencher sur la Cygnet qui est un modèle que j’apprécie particulièrement et cette version V8 surprise est l’essence même de l’automobile telle que l’imagine les Anglais : totalement inutile donc forcément indispensable. Ce n’est un concept-car, mais cela restera un exemplaire unique (voir encart) qui doit coûter une petite fortune mais qui a le mérite de remettre joliment la petite Aston sur le devant de la scène, alors merci !

L’histoire.
On le sait, derrière nombre de véhicules se cachent parfois des légendes urbaines, pas toujours vraies, mais souvent amusantes et qui permettent d’enjoliver le pourquoi du comment. Pour cette Cygnet, Aston Martin prétend que ce serait le souhait d’un client, habitué de la marque et notamment possesseur d’une Vulcan, donc au porte-feuille trèèèèèèès bien rempli, qui aurait demandé cette opération de greffe bien spéciale sur la petite citadine… On ne saura jamais si c’est bien le cas, ou s’il s’agit d’un délire en interne mais dans tous les cas, ce petit monstre V8 existe bel et bien et rien que ça, c’est déjà une belle histoire.

Aston Martin V8 Cygnet

Belle surprise que cette Aston Martin V8 Cygnet, version inattendue et bien transformée de la petite Anglaise, désormais ultra-musclée

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