QUELQUES INFORMATIONS UTILES :
Etats-Unis - 1999 - longueur : 3.770 m - ,

Chrysler Java Concept

La Java de Broadway

- post du 15 Mar 2020 -

J’aime bien traiter des voitures de différentes origines, mais pour les états-unis, je dois bien avouer que la majorité de ce que j’ai en tête est resté à l’état de concept-car… Ce n’est pas grave, je les aborde quand même et l’auto du jour représente exactement ce cas de figure. Elle montre l’ambition de Chrysler, alors en pleine bourre en 1999 (lorsque les premiers PT Cruiser sortent des chaines de montage), de venir rouler sur les plates-bandes européennes avec un produit adapté au marché, et présenté en plein milieu du vieux continent : à Frankfurt, ville de la saucisse et de feu l’IAA. Découvrons ensemble le concept Java, petite citadine axée sur le bien-être des passagers.

Presque 20 ans après sa présentation, je trouve toujours ce petit concept-car aussi réussi et mignon. Avec sa longueur de 3.70m, elle joue dans la cour d’une Fiat Panda, en y ajoutant un côté mini-monospace et un style moins « roturier », ce qui la place plutôt face à l’Audi A2 en fait. Les designers de Chrysler ont (pour une fois) fait preuve de beaucoup de finesse et je ne vois aucune faute de goût dans l’extérieur de la Java. Les lignes sont à la fois simples et modernes en 1999 comme en 2020. Le profil est par exemple une belle réussite avec le capot court et tendu, le grand pare-brise plongeant, la ceinture de caisse juste à la bonne hauteur, les jantes de 18″ (oui monsieur !) repoussées aux 4 coins, et l’arrière presque vertical : rien à jeter ! D’ailleurs passons tout de suite à ce fameux arrière car il n’y a pas grand chose à dire, c’est sobre et élégant. Les grand feux verticaux montent le long de la vitre du hayon, et tout en bas, les dessous de la jupe laissent s’échapper une jolie canule d’échappement chromée. La partie de cette citadine qui me fait fondre c’est la face avant, et on pourrait même dire faciès tellement la Java semble vivante. Les gros yeux double optique encadrant l’élégant logo tout en longueur, le grosse bouche grande ouverte montrant ses deux petits crocs que sont les antibrouillards, et les moustaches aérations, ne dirait-t-on pas un petite chat ? Si, un adorable, espiègle et rieur petit chaton !!!!!

Dans l’habitacle, Chrysler se tourne complètement vers les occupants, tout doit être parfait pour leur bien-être en utilisant ce qu’ils appellent le « Passenger Priority Design ». Ainsi les grandes surfaces vitrées illuminent l’intérieur clair mêlant cuir beige, aluminium et bois léger, le tout dans un style scandinave. De plus, l’assise des passagers arrière est plus haute que les sièges avant, façon cinéma, pour accentuer la visibilité. L’espace à bord est évident, et le but de permettre à quatre adultes d’être à l’aise à l’intérieur semble totalement réussi. L’équipement est complet pour l’époque avec tout ce qui existe, sur ce point ça reste une américaine. Par contre, aucunes données sur le volume de coffre, mais il semble plutôt petit, j’oserais tenter un 200l max, et surtout il doit faire avec un seuil de chargement ultra-haut. Bon allez on passe à la suite ;)

Techniquement, il n’y a pas une once d’Amérique :D La Java est une traction, motorisée par un petit 4 cylindres 1400 cm3 de 82 ch, associé à une boite manuelle 5 rapports. Donc typiquement la configuration d’une citadine européenne de l’époque, bien aidé par la présence de Daimler aux côtés de la marque… d’ailleurs, pour être précis, un 1397cc, 8 soupapes, 82 ch, mais on le connait ce moteur !! C’est celui de la Mercedes Classe A 140, le moins puissant de la gamme en 1999. Ok, donc on l’a vu, une puissance assez faible mais, malgré les immenses jantes, la Chrysler n’a aucune prétention sportive et plafonne à 160 km/h, donc peu importe. Nous n’avons pas vraiment d’infos sur le comportement routier, mais on peut déduire qu’avec les suspensions typées confort, les pneus taille basse, et la hauteur du véhicule, on se retrouve face à quelque-chose de semblable à sa « cousine » Mercedes. Bon, si la voiture était sortie, on aurait pu en savoir plus, mais elle reste un simple concept, certes roulant, mais un concept tout de même.

Chrysler et tout le groupe Mopar nous a habitué à rapidement lâcher dans la nature ses concept-cars via des versions de série : Viper, Prowler, PT-Cruiser, etc. Mais cette fois-ci ce n’est pas le cas malgré l’aboutissement visible de la Java. Alors on peut penser que Daimler a mis son véto pour ne pas voir une concurrente de plus à la Classe A, surtout venant de l’interne. Mais c’est dommage car esthétiquement la petite américaine est une vraie réussite qui fait toujours mouche aujourd’hui, et son habitacle tourné vers le confort des passagers n’a rien à envier aux autres véhicules du segment à son époque. Ne vous, déplaiseuhhhh… en dansant la javanaiseuuuhhh…

Chrysler Java Concept

N'a-t-elle pas une adorable bouille cette Java ? Je ne résiste pas à la pureté des lignes, à ses antibrouillards calés dans sa bouche rieuse tels deux petits crocs, ni aux superbes phares à double optique lenticulaires...

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