QUELQUES INFORMATIONS UTILES :
Italie - 2017 - longueur : ~3.800 m - ,

Fiat PanDAKAR 2017

Panda RAID dingue !

- post du 16 Mai 2019 -

Avec ce post, nous somme plus sur une aventure qu’une « simple » Small Car de plus. Cela faisait un moment que je souhaitais en parler, mais un moment aussi je que je ne suivais plus vraiment le projet initial, j’ai donc raté l’aboutissement de cette épopée en 2017, mais qu’importe… L’idée est née chez Fiat de faire courir une Panda 4×4 Cross sur le rallye Raid le plus exigeant du monde; j’ai nommé le Dakar. La voiture est inscrite officiellement par la marque en 2007 mais ne parvient pas à dépasser la 5e étape. L’année suivante tout le « projet » est vendu à l’équipe italienne privée Raid Orobica qui continue à faire évoluer le bébé sans parvenir à ses fins (voir encart). Il faut attendre 10 ans et l’édition 2017 de la course pour que la petite Panda, désormais basée sur la 3ème génération, ne parviennent enfin à devenir la toute première auto 100% italienne à rallier l’arrivée d’un Dakar. Cette voiture n’a jamais changé de nom durant toute son histoire, je vous présente la Fiat PanDAKAR, dans sa version 2017.

Bon, ok, le style d’une voiture de course ce n’est pas la priorité, mais quand il s’agit d’une Panda, qui est surtout là pour se faire remarquer et attirer la sympathie, ça devient important. Et mon dieu que cette petite PanDAKAR l’attire cette fameuse sympathie ! Elle est juste hyper mignonne. Il faut dire que cette version racing part déjà d’une base irrésistible et en ajoute en plus. Ainsi, l’adorable face avant est conservée avec ses gros phares en amande et leur masque noir enveloppant également des projecteurs additionnels ronds à LED. Le bouclier de protection gris à trous-trous est également là avec ses éclairages mais il est en plus agrémenté d’un sabot jaune de protection. Pour ajouter du muscle les voies sont élargies avec des grosses ailes en fibre de verre. Le capot est ajouré par deux grosses aérations et un snorkel longe le montant de pare-brise pour terminer sur le toit. Là haut, si la Panda Cross garde ses barres de toit, elle gagne une écope centrale du plus bel effet. De côté, on remarque surtout que la voiture est bien équilibrée, proche de la version de série mais bien plus haute et montée sur des jantes OZ Rally Racing 15″ jaunes, avec bavettes rouges derrière les passages de roues. Ces touches de couleurs contrastent avec la livrée générale dans les tons de gris, sur base d’un mélange camouflage/formes géométriques. Enfin à l’arrière, si ce n’est les hanches bien plus larges là aussi, ce sont surtout les attaches rapides du hayon qui vendent la mèche sur les ambitions de la PanDAKAR.

D’habitude j’ai peu de choses à dire sur l’habitacle des voitures de course, mais là j’ai tout de même pas mal de détails à donner alors allons-y ! Déjà, vous vous en doutez, même s’il y a toujours 5 portes, c’est devenu une stricte 2 places où les baquets Sparco sont entourés d’un arceau complet homologué FIA bien entendu. Nous avons devant le passager un système de fixation du roadbook et d’autre appareils utiles à la navigation en terre (presque) inconnue, et devant le pilote un très simple mais très racing volant tulipé 3 branches à point central marqué, également de chez Sparco. Le tableau de bord garde la forme de celui de la voiture de série mais les compteurs et les informations y sont différents. De la même façon, on reconnait très bien les zones des commandes de climatisation, devenus désormais des emplacements pour les nombreux switchs. A l’arrière, à la place des enfants, ce ne sont pas moins de 2 plaques de désensablement en alu, de pelles, de réservoirs de 5l d’eau pour chaque occupant et de 3 roues de secours qui demandent « Quand c’est qu’on arrive ? » toutes les 5 minutes. Ah les joies du voyage !

Techniquement, les données divergent pas mal d’une source à une autre et comme le team n’a pas répondu à ma demande d’infos fiables, j’ai croisé tout ce qui me semble correct et j’en tire le descriptif qui suit, et qui doit être assez proche de la réalité. Le moteur utilisé est le 2.0l 16V Multijet de 1956cm3 pour être précis, et étrenné en 2007 sur la Lancia Delta. La puissance est poussée à 180 ch et avec la boite manuelle 6 rapports à embrayage renforcé, la vitesse maxi s’établit autour des 180 km/h. Toutes les pièces importantes du châssis et des trains roulants sont solidifiées, les freins sont identiques aux quatre coins, et la suspension à haut débattement provient de chez Sachs. Les pneus utilisés sont des BF Goodrich Mud Terrain en 215 de large et 75 pour le flanc, pour une Panda, ce n’est pas de la blague ! Le réservoir contient 160 litres de mazout et le poids total de la « petite » puce atteint 1400 kg tout compris. Bon il est possible que les différents communiqués se plantent et que la voiture soit toujours motorisée par un 1.9l de Fiat Bravo, mais bon, on va faire comme si :+p

Le 14 janvier 2017 à Buenos Aires, la PanDAKAR passe enfin l’arrivée du Dakar, avec Giulio Verzeletti (60 ans au moment des faits) au volant et Antonio Cabini à la navigation, en 51e position, sur les 53 véhicules survivants (93 au départ). C’est alors une grande première, une auto italienne termine le plus célèbre des rallye-raids au monde, qui plus est avec un équipage lui aussi 100% italien. Et voilà comment on écrit une jolie petite histoire de Fiat Panda qui depuis se repose tranquillement pendant que ses « parents » partent de nouveau à l’aventure, en camion désormais.

Versions antérieures.
Les deux premières PanDAKAR sont construites par Fiat/Abarth en 2006 et participent au Dakar 2007, qui sans qu’on le sache à l’époque, est le dernier en Afrique. Avec le petit 1.3l Multijet poussé à 105ch, elles ne finissent pas, les camions d’assistance se perdent dans le désert… Raid Orobica les récupère donc, et la voiture re-tente le coup en 2011 sans succès. En 2012, la Panda troque son petit moteur contre un 1.9 Multijet pioché dans la banque d’organes Fiat, mais là encore, la voiture ne termine pas. L’histoire se répète une dernière fois en 2014 avec cette fois la version 16V du 1.9l et un autre abandon à la clef, avant que la version basée sur la MkII ne laisse sa place pour l’édition 2017 à celle de notre post.

Fiat PanDAKAR 2017

La Panda de tous les extrêmes, plus large, plus haute, plus folle et plus mignonne que jamais !

Commentaires

Commenter ou répondre