QUELQUES INFORMATIONS UTILES :
Japon - 1990-1995 - longueur : 3.860 m - ,

Toyota Sera

Que Sera Sera...

- post du 19 Fév 2019 -

Lors des années 80 et 90, le Japon vit dans une bulle économique en croissance constante (qui finira par exploser totalement) qui permet alors aux constructeurs automobile de tout tenter ou presque. Toutes les niches, toutes les gammes sont explorées par un ou plusieurs modèles. Il n’est donc pas rare de voir, chez une même marque, des voitures se tirer quasiment dans les pattes. On en a un exemple avec la voiture du jour qui est un des nombreux coupés proposés par Toyota dans une même période : la Toyota Sera de 1990. Son marché ? Celui des petits coupés traction avant à portières en élytre, en effet c’est très très ciblé !

A première vue, la Toyota Sera possède une ligne plutôt simple, limite banale, en tout cas pas des plus sexy ! Bien douce avec le début du bio-design et des petites roues de 14″, la partie « basse » de l’auto n’attire pas spécialement le regard des passants. A l’avant, alors qu’il était originalement prévu de doter le petit coupé de pop-up headlights avec forcément la « coolitude » qui va avec, Toy’ décide finalement d’en faire une des premières voitures équipée de projecteurs halogènes, mais le regard qui en résulte est plutôt sympa bien que gentillet. L’arrière est lui encore un peu ancré dans les eighties avec des immenses blocs de feux reliés par un bandeau noir, ce n’est ni laid ni particulièrement beau. Bon alors qu’est ce qui est vraiment fun dans le design de la Sera ? Et bien ce sont les portières et le vitrage ! L’ouverture des portes qui remontent jusque sur le toit se fait en élytre et inspirera celle de la McLaren F1, rien que ça ! L’espace latéral nécessaire n’est que de 18cm, ce qui est appréciable dans les villes. Le reste du toit est en fait le hayon entièrement vitré et sans structure représentant ainsi une énorme bulle laissant entrer en grand le soleil (laissons, laissons…). Voilà tout le charme de ce petit coupé finalement pas si classique que ça !

L’accès à bord est facilité par les fameuses portières et ô surprise, c’est un 2+2 avec une banquette arrière ! Bon ok, derrière il vaut mieux ne pas avoir de jambes ou de cou, mais l’avant est plutôt spacieux. Le poste de conduite est construit autour du conducteur et on trouve des détails assez étranges… Les aérations et d’autres détails autour du pilote sont arrondis ou carrément ronds, mais côté passager, ces mêmes parties sont rectangulaires. Mais pourquoi ? Sinon la fabrication est bonne et l’équipement complet pour l’époque avec la clim obligatoire à cause de l’immense verrière absorbant la chaleur, mais aussi (en option) un système sonore 10 hauts parleurs nommé Super Live Surround Sound (SLSS). Le coffre est plutôt bon pour un coupé, même si je n’ai pas trouvé les chiffres, et la banquette est rabattable pour offrir un grand plancher plat, par contre comme le hayon est la vitre uniquement, le seuil de chargement est hyper haut !

D’un point de vue technique, la Sera est une petite traction équipée de la plus grosse cylindrée existante de la motorisation dite « Série E » de la marque; à savoir le 4 cylindres 16 soupapes 1,5l développant la puissance faramineuse de… 110 petits poneys. Nos amis à crinière passent aux roues avant via une boite 5 manuelle bien étagée, ou une paresseuse automatique à 4 rapports et les suspensions se veulent plus typées confort qu’autre chose avec un prise de roulis un peu prononcée. La Toyota est plus une voiture de balade amusante à mener, qu’une sportive accomplie, et même si les 900 kilos de l’ensemble permettent de taquiner 195 km/h en pointe, mieux vaut éviter les excès d’optimisme car si l’option ABS n’est pas cochée sur le bon de commande, ce sont de simples freins à tambours qui s’occupent de ralentir l’arrière.

Voiture qui ne quittera jamais ses routes natales, la Sera s’en va après 5 ans de carrière et presque 16 000 exemplaires produits. On se souvient d’elle surtout pour ses portières et son ambiance particulière à bord.

Toyota Sera

Voici la Sera, petit coupé discret et élégant, dont la particularité est l'ouverture de ses immenses portières en élytre

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