QUELQUES INFORMATIONS UTILES :
Japon - 2018 - longueur : 3.945 m - ,

Toyota Yaris GRMN

Gazoouillis Racing

- post du 26 Fév 2020 -

Après 2 versions de Yaris sportives (ici, et ), Toyota laisse tomber ce mini-marché au lancement de la 3ème génération de la citadine en 2011, qui connait un très grand succès de par sa version hybride. Mais en 2017, tout change avec le grand retour de la marque en WRC, les japonais se doivent de muscler la petite puce. Résultat, c’est Toyota Gazoo Racing, la structure de compétition, qui accepte la mission et propose une version très limitée nommée un peu pompeusement Toyota Yaris GRMN, non pas en hommage à Mamie Germaine, mais pour : Gazoo Racing Master of Nürburgring, soit l’équipe et le lieu du développement de la bestiole.

Pour la première fois de l’histoire, la déclinaison sportive de la Yaris est uniquement basée sur la version 3 portes, assez rare finalement car ce sont surtout des hybrides (obligatoirement 5 portes) que l’on voit dans la nature. On est donc face à une voiture plutôt en fin de carrière, avec plusieurs petits coups de bistouri au compteur. La face avant version Gazoo Racing est très proche de la Yaris normale, gardant le nez pointu et plongeant de petit renard. Le bouclier n’est pas élargit ou plus aéré, il l’est déjà assez de base. Les phares gagnent un masque noir à l’intérieur et une signature lumineuse en Y, les supports des antibrouillards sont légèrement spécifiques et c’est tout ! L’agressivité est donnée par une lame rouge en partie basse de la jupe, et des stickers noirs et rouges sur le capot, dans la continuité de l’optique côté conducteur. De profil, on cherche les modifications… Là encore, ce sont les autocollants en pointe sur les flancs, toujours noirs et rouges qui sont censés faire « racing ». Bon il y a quand même des jantes BBS noires en 17″ (qui semblent un peu petites, du 18 aurait été de bon aloi) et les rétros sont de la même couleur, mais c’est un peu chiche tout de même, pas de kit carrosserie, niet, nada, queud… L’arrière se rattrape un peu avec un bouclier légèrement retravaillé pour accueillir en son centre une sortie d’échappement trapézoïdale, et un vrai aileron noir tout en haut du hayon. Dernier détail, le toit noir, lui aussi. Donc pour résumer, cette Yaris exclusive se distingue esthétiquement surtout par… ses stickers, c’est Valérie Damidot qui doit être contente…

A l’intérieur, on est dans une Yaris 3, donc en retrait par rapport à ses devancières niveau habitabilité, et la présentation commence à dater en 2018. Adieu la banquette coulissante, bonjour le coffre de 286 litres, très raisonnable pour moi mais en dessous des cadors de la catégorie. On ne s’attarde pas non plus sur l’équipement, il y a tout ce qu’il est possible d’avoir dans une Yaris, mais là aussi, les concurrents font aussi bien. Les spécificités de la version GRMN se limitent à des (excellents) baquets, un (superbe) volant de Toyota GT86, un pédalier sport, un levier de vitesse en alu et des compteurs de vitesses siglés GR. Comme extérieurement, on ne peut pas trop dire que Toyota se soit foulé, mais on va le voir, l’essentiel est ailleurs : au chapitre suivant.

LE point fort de cette Yaris se trouve sous le petit capot, là, les ingénieurs n’y sont pas allé avec le dos de la cuillère. On y retrouve un gros 1800cc rentré au chausse-pieds, et accompagné d’une solution exotique dans ce segment : un compresseur ! Le moulin sors officiellement 212ch mais une fois passé au banc on en trouve quasiment 235 !!!! Ce moteur est une vraie réussite, rageur, plein dans tous les domaines et il est en plus accouplé à une excellente boite manuelle 6 rapports parfaitement étagée, un régal. C’est presque trop pour le châssis qui, bien que retravaillé a parfois du mal à tout passer au sol et les roues avant se mettent facilement à patiner. Néanmoins même si les essayeurs les plus chafouins la critiquent, son comportement extrême peut être plaisant une fois la bête bien prise en main, certes elle n’est pas la « Master of Nürburgring » qu’on nous vend, mais ce n’est pas un désastre non plus, il y a largement de quoi s’amuser. Merci Gazoo pour ce magnifique moteur, on en redemande !

Contrairement aux Yaris TS, cette GRMN est une version collector de seulement 400 exemplaires en Europe (200 autres pour le Japon) dont 13 en France. Ce n’est pas une sportive de grande diffusion, et malgré son prix de 30 000 €, toutes les autos ont trouvé preneur en un rien de temps. Aujourd’hui, une Yaris GRMN vaut entre 32 et 45 000 € en occasion, ça se trouve facilement, mais il faut avoir le porte-monnaie pour ça. Cette GRMN n’est pas exempte de défauts mais rien que pour son moteur on est content qu’elle existe et qu’elle referme le chapitre de la Yaris 3 de cette façon.

Toyota Yaris GRMN

Il aura fallu attendre 7 ans, mais la Yaris 3 a bien le droit à sa version sportive avec cette finition GRMN inattendue à sa sortie

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