QUELQUES INFORMATIONS UTILES :
Grande-Bretagne - 1974-1980 - longueur : 3.780 m - ,

Triumph Spitfire 1500

Petit avion de chasse

- post du 18 Avr 2016 -

La Ford Sierra Cosworth et la Triumph Spitfire 1500… quel est le rapport ? Bien que totalement opposées, ce sont les 2 voitures me faisant rêver étant enfant. Vous vous en doutez on ne va pas parler de grosse Allemande ici, mais bien du petit Roadster Anglais dont la lignée remonte à 1962 avec le lancement de celle que l’on nomme Spitfire 4 à sa naissance. La version qui nous intéresse est la toute dernière, dévoilée en 1974, et équipée d’un « gros moteur » pour contrer la crise pétrolière, celle que mes yeux d’enfant ont vu sur les route alors qu’elle n’était encore qu’une voiture d’occasion, la Triumph Spitfire 1500.

La ligne de la 1500 bénéficie du profond restylage effectué en 1970 par Michelotti et présente ainsi une magnifique ligne, simple et dynamique. Le long capot simplifié, les phares ronds en bout d’ailes, l’assise vers l’arrière, tout est là pour séduire le passant et le conducteur. De face, exit la calandre coupé, bonjour le nez pointu avec THE sticker Spitfire 1500 sur la droite du capot, et une très seventies lame de spoiler en plastique sous le parechoc. Latéralement, c’est la découpe remontant après la portière qui fait le gros du waouh-effect, car les petites roulettes en 13″ n’ont rien d’extraordinaire, et à la limite tant mieux. Enfin, à l’extrémité arrière se trouve un pan bien vertical, mais très fin, comprenant feux et plaque, le tout souligné du pare-choc chromé (en Europe tout du moins). La petite Triumph est charmante sous tous les angles, décapotée ou non, avec ou sans hard-top, la Spitfire 1500 termine de façon aboutie la belle carrière de la lignée.

L’habitacle de la Spitfire est celui d’un petit roadster Anglais : chausse-pied obligatoire ! Une fois installé, on y est plutôt bien, avec un gros volant bien droit, directement dans nos genoux, le plaisir made in UK quoi ! Je me moque, mais ça fait partie du charme, tout comme la planche de bord en plus ou moins vrai bois :) La 1500 inaugure les appuies-tête en série, tout comme les ceintures à enrouleur, pour le reste, la Triumph joue son rôle en laissant de côté le superflus, même si l’on note avec les années une tendance à la montée en gamme globale de l’intérieur. En option, il existe un magnifique hard-top, lancé avec la génération précédente et quasiment capable de transformer l’auto en petit coupé/boite de sardine. Par contre, et ça c’est une surprise, la Spit’ possède un coffre très raisonnable de 200l en toute circonstances, de quoi partir en amoureux avec plus d’un slip de rechange ! ;)

Techniquement, bien que Spitfire soit également le nom d’un célèbre avion de chasse Britannique, la petite Triumph en est loin. Disons qu’elle reste dans son registre de petite roadster amusant et sans excès. Pour propulser les 794 kg de l’engin, la 1500 dispose d’un… 1500cc, un petit 4 cylindres monté longitudinalement à l’avant. Ce plus « gros » cubage permet des taux de compression réduits et donc moins de pollution pour une puissance équivalente à celle du petit 1150 de la première Spit’. Ainsi, si nos voisins Américains doivent se contenter de 54 ch, le 1.5l plus libéré en Europe envoie 71 ch aux petites roues arrière de 13″, le tout via une boite 4 synchronisée, pouvant bénéficier d’un overdrive en option, agréable pour les longs trajets. Les trains roulants restent rustiques, avec des suspensions indépendantes à l’avant et des antiques ressorts à lames à l’arrière, pendant que le freinage est confié à des disques, uniquement pour les roues directrices. Bref, Petit poids + petite puissance + tenue de route old-school bien qu’étonnamment bonne = sensations garanties en toute sécurité ! Quelques chiffres ? 11.2″ de 0 à 100 et 161 km/h en pointe.

La 1500 termine sa carrière en 1980 et c’est désormais devenu une voiture de collection, abordable, facile à entretenir et bourré de charme. Toutefois, il faut respecter sa petite Spitfire 1500, si vous souhaitez qu’elle vous le rende. Pas de montées en régime trop « profondes », attention à la rouille et aux fréquents problèmes électriques (Anglaise oblige), pas de trop longs trajets si vous n’avez pas l’overdrive, et ne la brusquez pas; c’est un roadster amusant mais en aucun cas une sportive ! Bon ça fait beaucoup, mais ne vous inquiétez pas, il y a largement de quoi passer du bon temps avec une petite Triumph Spitfire 1500 ;)

Triumph Spitfire 1500

La Spitfire 1500 avec ou sans hard-top : l'apogée du petit roadster British

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